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Mais finalement, ça veut dire quoi manager ?
“Je suis vétérinaire, pas manager”… vraiment ?
Beaucoup de vétérinaires le disent, souvent avec honnêteté, parfois avec une pointe de fatigue :
« Je n’ai jamais appris à manager »
Et pourtant, chaque jour, ils organisent le travail, arbitrent des priorités, régulent des tensions, prennent des décisions qui impactent directement la motivation, la confiance mutuelle, la productivité et l’épanouissement professionnel de toute l’équipe.
Alors la question finit par émerger, parfois en filigrane, parfois frontalement :
mais finalement, ça veut dire quoi manager ?
mais finalement, ça veut dire quoi manager ?
Dans un contexte vétérinaire marqué par la surcharge mentale, le stress chronique, le mal-être professionnel et l’augmentation des risques de burn-out, le management n’est plus un “bonus” réservé aux grandes structures: c’est devenu un levier central de santé professionnelle, de fidélisation des équipes et de plaisir au travail.
I. Le management vétérinaire : un mot fourre-tout qui génère plus de confusion que de clarté
Manager : une fonction, pas un trait de personnalité
Dans l’imaginaire collectif, manager serait réservé à celles et ceux qui :
– ont le plus d'expérience dans la structure ( « les ancien(e)s » )
– aiment diriger
– savent naturellement “gérer les humains”
– ont une posture d’autorité assumée
Or, le management n’est ni inné, ni lié au charisme: c’est un ensemble de compétences relationnelles, organisationnelles et émotionnelles qui s’apprennent, se travaillent et s’ajustent dans le temps.
En clinique vétérinaire, manager signifie avant tout :
👉 créer un cadre sécurisant pour que chacun puisse travailler efficacement, sans s’épuiser.
👉 créer un cadre sécurisant pour que chacun puisse travailler efficacement, sans s’épuiser.
II. Les difficultés “évidentes” du management vétérinaire (celles que tout le monde voit)
1. Le manque de temps et les plannings surchargés
Le quotidien vétérinaire laisse peu de place à la prise de recul.
Entre les consultations, les urgences, l’administratif et la gestion de l’équipe, le management passe souvent… en dernier (voire n'existe pas dans la majorité des cas !)
👉 Quand le planning est saturé, la communication devient réactive, parfois brutale.
(À ce sujet : Planning surchargé : comment s’en sortir ?)*
(À ce sujet : Planning surchargé : comment s’en sortir ?)*
2. Le manque de formation en management
Le management est un ensemble de connaissances et de compétences qui ne sont pas enseignés en école vétérinaire (ça commence tout doucement) !
Résultat: on passe de salarié(e) à chef d'entreprise (ou associé(e)) sans formation complémentaire... alors que cette fonction requière un grand panel de connaissances/compétences complémentaires transverses (dont le management, mais pas que: RH, comptabilité, marketing, etc... !)
3. La peur de mal faire
Par méconnaissance, beaucoup de vétérinaires pensent que manager demande un MBA ou un master, donc ne se lancent même pas... ou bien oscillent entre trop d’exigence ou au contraire une forme d’évitement pour “ne pas créer de problèmes”: résultat, ni clarté, ni sérénité, ni efficacité durable !
III. Les problèmes réels (souvent inconscients) qui sabotent le management
C’est ici que tout se joue.
1. La confusion entre exigence professionnelle et perfectionnisme
L’exigence est saine.
Le perfectionnisme, lui, épuise.
De nombreuses études en psychologie du travail montrent que le perfectionnisme auto-imposé est fortement corrélé au stress, à la surcharge mentale et au burn-out dans les professions médicales (Truchot, 2022 ; 2024).
Chez les vétérinaires, cela se traduit par :
– difficulté à déléguer
– contrôle excessif
– sentiment que “si je ne fais pas, ce sera mal fait”
– difficulté à déléguer
– contrôle excessif
– sentiment que “si je ne fais pas, ce sera mal fait”
2. Le management “par devoir” plutôt que par choix
Beaucoup de vétérinaires "managent" parce qu’ils n’ont pas le choix, pas parce qu’ils ont envie...
Ce décalage crée une dissonance interne qui nourrit :
– le mal-être
– l’irritabilité
– la perte de plaisir au travail
– le mal-être
– l’irritabilité
– la perte de plaisir au travail
Et à long terme, cela alimente les envies de reconversion !
3. La méconnaissance de la communication relationnelle
Dans le milieu vétérinaire, on parle souvent de management… mais on évoque rarement les compétences de communication interpersonnelle.
Savoir dire les choses sans déclencher une guerre, faire un feedback utile, mener une réunion efficace, poser un cadre clair : ce sont des compétences spécifiques, rarement enseignées en formation initiale.
IV. Ce que manager veut vraiment dire (dans la vraie vie !)
Manager, c’est créer de la clarté
Sur:
– les rôles
– les attentes
– les priorités
– les règles de fonctionnement
La clarté est l’antidote numéro 1 de la surcharge mentale.
Manager, c’est sécuriser les relations
Un management efficace favorise :
– la confiance
– une bonne santé mentale des collaborateurs
– des relations apaisées
– la possibilité de nommer les difficultés sans crainte
– la cohésion d'équipe
Une étude publiée par l’INRS (2021) montre que la qualité du climat relationnel est l’un des principaux facteurs protecteurs contre le stress chronique au travail dans les métiers de soin.
Manager, c’est prendre soin du cadre pour prendre soin des humains
Ce n’est pas “être gentil”.
Ce n’est pas “laisser passer”.
C’est poser un cadre clair au service de l’efficacité, de la productivité et de l’épanouissement professionnel.
V. Comment manager concrètement en clinique vétérinaire : des leviers actionnables
1. L’entretien individuel : un outil simple et puissant
L’entretien régulier permet :
– d’anticiper les tensions
– parler des difficultés du quotidien
– réfléchir à des solutions
– de valoriser le travail
– de renforcer la confiance mutuelle
2. Le feedback structuré
Un feedback efficace est:
– régulier
– positif ou constructif, jamais négatif
– orienté vers l'échange et la recherche de compromis
– centré sur les comportements et non les personnes
– régulier
– positif ou constructif, jamais négatif
– orienté vers l'échange et la recherche de compromis
– centré sur les comportements et non les personnes
3. Apprendre à s’écouter soi (et écouter son corps)
Un manager épuisé ne peut pas réguler une équipe sereinement... et force est de constater que de nombreux chefs d'entreprise sont:
– à bout de souffle,
– écrasés par la multiplicité des tâches,
– fatigués par les interruptions permanentes,
– affaiblis par une carence au niveau des compétences transverses,
– éparpillés par un manque d'organisation
Fatigue, tensions corporelles, irritabilité sont des signaux à prendre au sérieux !
4. Se faire accompagner pour changer durablement
Lire cet article, écouter des podcast, des webinaires, assister à une présentation d'une heure sur ce sujet ne vous aidera pas: c'est un bon début, mais on est très loin de créer un véritable changement !
L'accompagnement par un professionnel (audit, formation, consulting, coaching professionnel) est indispensable, un gain de temps et l'un des meilleurs investissements à réaliser, cela permet de:
– prendre du recul via une tierce personne pour mieux comprendre là où le bas blesse
– comprendre nos schémas internes
– clarifier notre posture (dont la posture managériale)
– retrouver sérénité, plaisir au travail et augmenter la qualité des soins au travers une entreprise florissante
Conclusion – Manager, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre
Manager, ce n’est pas renoncer à être vétérinaire. C'est comme une autre casquette bien concrète qu'il vous faut porter chaque jour !
C’est apprendre à créer les conditions pour que le travail reste soutenable, humain, performant et porteur de sens — pour soi comme pour l’équipe.
La bonne nouvelle ?
👉 Le management n’est pas une question de talent inné, mais de compétences, de connaissances, de clarté et d’entraînement.
J'ai enfin une question pour vous, le/la manager qui accompagnez vos employés au quotidien: qui vous accompagne, qui vous écoute, qui vous motive... VOUS ?!
👉 Le management n’est pas une question de talent inné, mais de compétences, de connaissances, de clarté et d’entraînement.
J'ai enfin une question pour vous, le/la manager qui accompagnez vos employés au quotidien: qui vous accompagne, qui vous écoute, qui vous motive... VOUS ?!
La transformation commence souvent par un simple pas… pourquoi ne pas commencer par un appel découverte ?
